Une
approche rugueuse de la conscience
Incarno se veut le témoignage sensible d’une perception : l’engagement
physique
dans la peinture accompagne la naissance d’une expérience personnelle
et
existentielle de la rugosité. Au moyen de plis, de frottements, de
projections et de
coulures, il s'agit moins de représenter que de traduire ou d'exprimer,
d'être le
passeur de la puissance poétique de la plongée vers les infinis.
Celle-ci fait traverser
plusieurs états intimes, peuplés de blessures et de cicatrices.
Il est enfin question
d'un geste pictural, d’un “accident” évident qui
fait surgir l’érosion et l’éveil.
Texte d'introduction à l'exposition
"incarno", paris, décembre 2010 |